Ombres Portées

Statut et mission

En février 2005, Descartes Éditeur cesse ses activités et l’avenir de Shadowrun en français était plus qu’incertain. Plusieurs personnes songent à reprendre le flambeau, mais c’est Tony Bruno qui se lance avec le plus de fougue. Il contact Jérémie Bouillon, et ils recrutent ensemble Ghislain Bonnotte (qui a déjà traduit du Shadowrun pour Descartes) et Thomas Moreaux (pour ses nombreuses et constructives contributions amateurs), tous deux piliers de la mailing-list francophone de Shadowrun. Ils forment ensemble le studio et collectif Ombres Portées. Objectif : relancer Shadowrun en français, rien que ça.

Ni Asmodée, désormais propriétaire de Descartes, ni aucun autre éditeur n’annonce publiquement son intention de reprendre la licence française de Shadowrun. Nous nous décidons à tenter la reprise. Les premiers temps sont partagés entre de la traduction, histoire de roder nos méthodes (avec par exemple le SR3 Quick Start Rules et les débuts de Shadows of Europe). Et c’est là que FanPro annonce un élément qui change tout : la sortie prochaine de la quatrième édition de Shadowrun ! Il est désormais sainement possible de relancer la gamme française sans devoir rattraper le retard de traduction pris par Descartes, grâce à la remise des compteurs à zéro de SR4. Nous proposons à FanPro LLC, gestionnaire du jeu et éditeur américain, de reprendre la licence. Ils préfèrent toutefois un éditeur déjà implanté, ayant l’expérience de la partie business et des reins financiers plus solides : Black Book Éditions devient le propriétaire de la licence française de Shadowrun à l’automne 2005.

Nous abandonnons avec plaisir toutes les prises de tête administratives qu’impliquaient la formation d’une société pour nous consacrer sur ce qui nous intéresse : l’aspect créatif. Nous nous mettons immédiatement à la traduction française de Shadowrun 4 qui sera publié par Black Book. La collaboration est parfaite et profitable entre les deux entités, et déjà un suivi de gamme poussé (tout traduire, et vite) est annoncé pour la suite. L’écran, le premier scénario, le premier supplément géographique, et d’autres encore.

Shadowrun 4 sort finalement fin octobre 2006, et pour 2007 notre objectif n’a pas changé : relancer Shadowrun auprès des joueurs francophones. Des livres de qualité, sortant rapidement après la version originale, couvrant l’ensemble de la gamme. Le tout associé à une forte présence sur le web, et nous l’espérons sur le terrain, pour profiter au maximum de cette nouvelle édition qui corrige les problèmes mineurs et majeurs des précédentes. Faire retrouver à Shadowrun la place qu’il mérite dans tous les clubs, sur toutes les tables de jeu.

Ghislain Bonnotte

SIN : Ghislain Bonnotte, 31 ans, technicien d’études dans une R&D informatique en région parisienne, marié.

Pseudo : Namergon

Photo de Ghislain Bonnotte

Avantages

Défauts

CéVé

Équipement

Background

Je suis entré dans les Ombres en 90 avec la sortie de Shadowrun première édition en français. J’ai été initié par un pote dont c’était le premier JDR. Avant ça, je n’avais tâté que les Livres dont vous êtes le héros, Hero Quest et Space Hulk (yaaaah ! Budda-budda-budda-budda ! Aaaaaaargh !).

Emballé par le concept de Shadowrun, je passe aussi sec derrière l’écran et j’enchaîne les parties pendant les vacances scolaires, engrainant un groupe de potes. Très vite, la gamme vf, maigre à l’époque, ne me suffit plus et j’entame la lecture de mes premiers suppléments vo (Seattle Sourcebook et Corporate Shadowfiles) : mon anglais dit merci au JDR ! Par la suite, j’ai élargi mon horizon rôlistique via les clubs, dont celui que je co-fonde avec quelques potes en 99 : le Club Arcane. Aujourd’hui, grâce au planning des Hôpitaux de Paris (ma femme y est infirmière), je peux faire chauffer mes dés un week-end sur deux, pendant que ton compatissant à peine crédible ma pauvre moitié travaille.

Mes jeux : Shadowrun, bien sûr, Torg, Deadlands, Dragonlance, Mutants & Masterminds, Nephilim, Star Wars D6, Champions (Hero System), Immortal: the Invisible War et quelques autres à l’occasion (derniers en date : Lanfeust, Réalités 2015, Terre de Héros bientôt j’espère).

Début 2005, l’avenir de la gamme Shadowrun en France est incertain, Tony, Jé, Tom et moi entrons en contact et décidons d’entamer des traductions et du lobbying pour motiver les éditeurs français à relancer la gamme, surtout quand Rob Boyle de Fanpro LLC annonce Shadowrun 4. Avec Black Book Éditions aux commandes, on espère bien faire de Shadowrun un jeu bien vivant et une gamme dynamique en France. Iniiit’ !

Âge : 30. Localisation physique : région parisienne. Profession de jour : consultant en nouvelles technologies de la communication. Site web : Shadowrun.fr.

Photo de Jérémie Bouillon

J’ai travaillé pour des tas d’entreprises différentes, mais principalement en freelance. On peut tout de même noter Canal+ avec qui j’avais travaillé sur le projet de communauté internet Deuxième Monde pour payer mes études de marketing et également France Telecom sur le premier « jeu de rôles persistant français » La 4e Prophétie. Dans le « milieu » j’ai travaillé pour Wizards of the Coast et Hexagonal ; et j’étais très proche de l’excellentissime et très regrettée boutique de jeux Phénomène J.

Tombé dans les jeux de simulation il y a 18 ans en entrant au collège, et toujours actif depuis. Je joue à Shadowrun depuis sa première sortie en français en 1990, et il est resté un de mes plaisirs de jeu majeur depuis lors. J’essaie ces temps-ci de tenir une moyenne de trois parties de jdr par mois, plus si mon emploi du temps me le permet.

Jeux préférés : Shadowrun bien sur, mais également Paranoia, Ambre (avec ou sans dés) ou encore le défunt Stormbringer. Dans les jeux plus récents, mon coup de cœur va à Pavillon Noir… enfin un jeu historique et réaliste tout en restant amusant et bourré de possibilités.

Références dans le milieu : Sébastien Célerin pour son talent à maîtriser des parties inoubliables, Greg Stafford pour l’imagination et la féerie sans tomber dans le gnangnan, Arnaud Cuidet pour toujours garder le plaisir de jeu sur le devant.

Dans le collectif « Ombres Portées » je suis celui qui a le boulot de fainéant : inspecteur des travaux à venir, et des travaux fini. Une attention totale aux détails, à la cohérence absolue, je ne cède sur rien. Délais de livraison, et process de travail ? Détails, détails voyons !

Anthony Bruno

SIN : Anthony Bruno (Tony), 24 ans, étudiant en journalisme, intermittent du célibat.

Pseudo : Skarn Ka

Photo de Tony Bruno

Avantages

Défauts

Casier judiciaire

Équipement

Background

Les Livres dont vous êtes le héros (spéciale dédicace à la série Loup Solitaire), Hero Quest et Space Crusade : trajectoire classique, avant de découvrir Shadowrun en 93, à l’âge de 11 ans… Un pote de collège me traquait tous les jours en m’expliquant qu’il jouait à un truc terrible en sortant de la cantine, à base d’orks cybernétiques qui rampaient dans des égouts, poursuivis par des elfes magiciens en armure de combat qui leur balançaient des boules de feu. J’ai un peu bloqué et c’est comme ça que j’ai découvert mon jeu préféré. Je me suis mis à mener à SR l’année suivante, avec les scénars invraisemblables qu’on fait quand on a 12 ans, et qui m’ont laissé des souvenirs inoubliables.

Outre Shadowrun, j’ai pratiqué les grands classiques : Vampire, Cthulhu et Delta Green, Warhammer et Tiers-Âge, inspiré du monde de Tolkien et selon moi bien meilleur que JRTM. Depuis quelque temps cependant, calme plat sur le front rôlistique, au moins au plan ludique : plus vraiment de joueurs, une vie dissolue, et d’autres priorités…

En février 2005, je contacte Ghislain, Jé et Tom afin de monter une équipe et d’entamer des traductions et du lobbying pour motiver les éditeurs français et relancer la gamme. Après une période préalable au cours de laquelle nous avons mis en place les outils qui nous permettent de travailler efficacement, nous avons pu identifier les spécialités et les points forts de chacun des membres du collectif, rôder nos méthodes de travail et prévoir un véritable planning de projets. Après un premier contrat avec Black Book pour SR4, nous nous lançons désormais dans des projets de traduction de la gamme – et plus encore…

Thomas Moreau

28 ans, je bosse en tant que consultant freelance dans le milieu des NTIC et plus particulièrement dans le domaine de la gestion de parcs informatiques. Rien à voir avec le JDR, donc… Je faisais juste des traductions en amateur pour mes joueurs que je publiais parfois sur le site de Jé. C’est Tony qui m’a contacté pour me proposer de faire partie de l’équipe. L’idée était séduisante et l’expérience promettait d’être enrichissante, j’ai donc sauté sur l’occasion.

Marié, je joue depuis 15 ans au moins déjà et je suis un hardcore gamer absolu (en moyenne 2 parties par semaine). Le fait que ma femme soit également une rôliste hardcore gameuse arrange bien les choses ! Je suis plus souvent MJ que joueur et j’affectionne tout particulièrement les jeux disposant d’un solide background qui me permette de tenir le rythme infernal de mes cadences de jeu ! C’est ainsi que je pratique en général les JDR qui disposent d’une solide gamme française : Shadowrun, bien sur, mais aussi Warhammer, L5A, Cthuhlu, INS/MV, Star Wars et COPS, qui est en passe de devenir un classique du JDR français.

J’ai eu l’occasion de découvrir Shadowrun lors de sa seconde édition, mais j’ai vraiment beaucoup joué à la troisième édition. À l’époque, je ne lisais absolument rien en anglais, et j’ai donc du faire l’effort de me plonger dans les suppléments en VO pour littéralement « redécouvrir » Shadowrun. La différence entre les informations disponibles en VO et VF était tellement importante que j’ai presque eu l’impression que je ne jouais pas au même jeu que les anglais ! J’ai donc rejoint le collectif Ombres Portées avec la ferme intention de fournir aux joueurs français un contenu identique (voire même meilleur car pouvant profiter des errata des VO) que ce que pourront lire les anglais. À l’avenir, j’aimerais que la France puisse devenir un décor officiel et qu’on puisse y faire jouer des shadowruns françaises, voire peut être même américaines, qui sait ? Après tout, ce serait un bon moyen de savoir si Paris fait toujours autant recette chez nos voisins d’outre-atlantique…

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